Yanomani, Huaroni, Zoé, Akuntsu, Poturu, ..., ces derniers Hommes libres sont, à notre sens, ce qu'il est convenu d'appeler des Hommes Natures.
L'osmose de leur mode de vie avec la nature les amène bien entendu à vivre en harmonie avec celle-ci. Bien sur, également, leur nudité permanente est elle aussi naturelle puisqu'en parfaite conjugaison avec le milieu dans lequel ils vivent. L'instinct de survie au sens noble du terme régule la vie de ces Hommes Natures. Point d'instinct, comme en nos contrées, de possession car celui-ci ne présente de fait aucun intérêt dans ce milieu amazonien. Dans ce dernier, ils se "contentent" de vivre. N'est-il pas là le vrai bonheur de l'Homme? Nos civilisations prétendues "développées", elles, pour prétendre au bonheur ont besoin de posséder encore et toujours. Cette soif du matérialisme n'existe pas stricto sensu chez ces peuples. Il nous semble que le Naturisme devrait s'inspirer de cette quête du Bonheur au travers simple du fait même et unique de vivre ! 
Détruire pour posséder ! Au nom de ce matérialisme, aujourd'hui, la plupart de ces peuples (qui devraient pourtant être protégés par Nous) sont en voie avancée de disparition. La déforestation massive du plus grand poumon de notre Planète semble bien plus importante que la vie de quelques peuples isolés et primitifs !
Au regard de ce constat consternant, et en "qualité" de Naturistes, nous n'hésitons pas à considérer que les primaires sont bien les "développés" que nous prétendons être. Tout celà pour avoir, pour posséder, pour notre confort, pour notre bien-être actuel (nos enfants et petits enfants, eux, le paieront vraisemblablement très cher !),.... Un des exemples (parmi tant d'autres) très actuels est la quasi disparition du peuple Akuntsu. Ci-contre, ce peuple au grand complet (4 personnes ?). Plus d'infos ? Cliquez sur ce lien !


AFRIQUE, Européanisation à tous prix !
L'Afrique est, selon les paléoethnologues, le berceau originel des civilisations humaines. Ce primo-particularisme explique, très certainement aussi, le multi-culturalisme exceptionnel qui régnait encore voici un peu plus d'un siècle sur ce continent.
Les ambitions colonialistes (et donc matérialstes) des européens ont réussis à maintenant presque venir à bout de ces richesses.
Au nom de notre soit disant grande maîtrise (liée à notre sur-capacité au développement financier), nous n'avons cessé depuis de multiples décennies d'opprimer ces peuples d'abord sous le couvert du prétexte du prêche, puis sous le couvert de l'apport d'un plus grand confort de vie. Comme pour l'Amazonie, nous détruisons pour mieux exploiter ! Le Résultat : une disparition de la spécificité des multiples richesses de ces peuples. Comme pour les indiens d'Amérique que nous avons fait disparaître sous le joug de la dépendance alcoolique, nous imposons notre joug financier (comme un miroir aux alouettes) à toutes ces tribus.
Comme pour l'Amazonie, le naturisme (hormis sa défintion) doit plutôt pour ces peuples être "défini" comme une mode de vie "Nature" et ce au sens très noble du terme. Pour en témoigner, nous nous sommes intéressés au PEUPLE SURMA.
Selon la tradition orale, les Surma seraient originaires de la région de l’Omo inférieur au nord du lac Turkana, même si leur langue fait plutôt penser à une ascendance nilotique. Ils se défendent vigoureusement de toute parenté avec les Mursi et les Meen, bien qu’ils partagent de nombreuses coutumes et qu’ils parlent la même langue qu’eux. En revanche, ils appartiennent au même groupe que les Bale.
Indifférents à toute religion, sans pouvoir politique organisé, les Surma vivent en autarcie, isolés dans leurs montagnes sauvages couvertes de forêts et de savanes. Chez les Surma, la beauté physique est de première importance. Tous prennent grand soin de leur aspect extérieur, accordant une place de choix aux peintures corporelles. Ainsi qu’il en va chez les Mursi, les colliers de verroterie et les bracelets métalliques sont, avec le labret, les objets obligés de la séduction féminine. Pour les hommes, il est d’usage de procéder à des scarifications sur le torse, ventre ou bras, afin de rendre un éloge à leur bravoure. Les cicatrices survenant lors de combats aux bâtons, les Donga, laissent des marques indélébiles relatant les hauts faits et le courage démontré.


Peuples Papous insoumis !
Historiquement,et jusqu'à présent, la "chance" des peuples de Nouvelle Guinée a été le fait que ce territoire se trouve géographiquement aux antipodes des civilisations développées que nous prétendons être.
La religion est cependant en train de s'attaquer au particularisme choisi de cette société. En effet, l'étui pénien constitue le plus souvent le seul apparat (avec la coiffe)des hommes. L'origine du port de cet étui est assez méconnu mais il semble que ce soit l'association conjuguée d'une protection physique et d'une représentationde la virilité au sens noble du terme. Le rouleau compresseur de la charia écrase toute diversité culturelle sur son passage...L'islam veut, depuis début 2009, que les hommes des tribus de Papouasie-Nouvelle-Guidée portent des sous-vêtements...
La gaine est normalement faite à partir d'une calebasse séchée faite d'un type de citrouilles, et elle est liée tant à travers le scrotum que la poitrine pour la maintenir en place.
Les politiciens d’Indonésie se sont affrontés avec les autochtones de la Papouasie-Nouvelle-Guinée après avoir déclaré que leurs gaines de pénis étaient offensantes et pornographiques. Les « koteva » décoratifs sont portés par les hommes de la Nouvelle-Guinée depuis des siècles.
Mais en octobre dernier, les autorités indonésiennes ont adopté une loi anti-pornographie qui permet d'incarcérer des gens pour tout spectacle sensuel. Maintenant, les autochtones pourraient être forcés de porter des sous-vêtements de style occidental pour couvrir leurs organes génitaux.
Suroba, un homme qui a entre 60 et 70 ans et qui ne porte que des plumes et la gaine pour son pénis, est catégorique : il ne portera pas des caleçons. Dans les années 1970, un gouvernement dominé par les musulmans avait déjà tenté sans succès d’interdire la «koteka». «Autrefois, on portait nos vêtements traditionnels, et nous les portons encore aujourd'hui», a déclaré Suroba. Lui et les autres membres de la tribu vivent dans la vallée de Baliem, qui appartient à la province indonésienne de Papouasie, dans l'ouest de la Nouvelle-Guinée.


Digambaras, Dogme & Nudité !
Bâhubali (photo ci-contre) est selon les Digambaras (moines ascètes du Sud de l'Inde), la première personne de l'ère actuelle à avoir atteint la délivrance spirituelle. Les Digambaras sont des moines jaïnistes. Digambaras signifie, littéralement, "vêtus d'espace". Ces moines vivent complètement nus, se détachant totalement des biens matériels et font l'objet de vénération en temps qu'êtres "supérieurs". Ils "s'opposent" dans ce même dogme jaïniste aux Svetambaras. Ces derniers sont "Vêtus de blanc". Ce sont des moines qui vivent vêtus d'une robe blanche et portent un tissus devant leur bouche pour protéger toute forme de vie de leur souffle.
Outre ce qui est prescrit à tout Jain, les moines ascètes de la branche Digambara ont des prescriptions bien particulières :
* Ne jamais manger ou boire avant et après le coucher du soleil.
* Ne pas cuire sa propre nourriture, se satisfaire de ce qui est donné en aumône, donc de ce qui n’a pas été préparé à leur intention.
* Marcher pieds-nus.
* Après avoir reçu l’initiation, ne pas de couper les cheveux mais se les arracher une ou deux fois dans l’année. Cette pratique se nomme "Loch", ou "Keshlochan". Cela est considéré comme une sorte d’austérité, et d’assurance de ne pas tuer des êtres vivants éventuellement posés sur les cheveux.
* La nudité : Les Digambara assument la nudité comme une obligation dans la voie du détachement, tandis que les Svetambara ne voient pas la chose comme essentielle. Statut : Les Digambara sont considérés comme les rois des sâdhu. Lors du rituel d’ouverture des Mahakumbh mela, ils marchent en tête recevant les honneurs de tous. Leur nudité est vue comme une émancipation totale des contraintes physiques et sociales.
Les Naga Baba, peuple Sâdhu
Les Sâdhu, présents en Inde depuis plusieurs milliers d'années, choisissent de vivre une vie de sainteté et sont des renonçants ( ils coupent tous liens avec la famille et ne possèdent rien ). Les Sâdhu sont des Shivaïtes et l'on dénombre plusieurs sectes s'y rattachant : les Naga Baba, les Gorakhnathi, les Udasin et les Aghori.
Les Naga (ce qui signifie "Nu") Baba sont des guerriers ascètes. Contrairement aux Digambara, les moines non-violents, les Naga Baba arborent des armes et entrent régulièrement en conflit avec les autres sectes.
Comme leur nom l'indique, ils sont dépourvus de vêtements et sont spécialistes de la mortification de leur pénis en y attachant des masses lourdes et ce aux fins de se désexualiser.
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